Médiateur scientifique : mode d’emploi

Un article très complet pour comprendre comment construire un discours de médiation…

 

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Image d’ici.

Il y a un peu plus d’un mois (le 8 Novembre), un très bel article présentant les outils essentiels pour faire une bonne médiation des sciences, a été publié sur le site « L’Infusoir ». L’article complet est à retrouver en cliquant ici !

 

La vulgarisation historiquement

La « vulgarisation » de la science apparait au XIXè siècle et désignait le » fait de diffuser les connaissances savantes en les mettant à la portée du grand public ». Il y avait, à l’époque, cette notion de transmission unilatérale et descendante : le savoir ne venait que du savant et ce dernier avait la charge d’éduquer le grand public. La société était considérée ignare et crédule et n’avait donc rien à apporter à la communauté scientifique…

La vulgarisation aujourd’hui

Aujourd’hui, même si la « vulgarisation scientifique », la « médiation scientifique », cherche toujours à diffuser les sciences, il y a aussi une notion de partageS et d’échangeS. Le mètre mot (ou phrase) reste de « toujours se mettre à la place de ceux à qui l’on s’adresse » et surtout d’écouter ce que le public a à dire, ce qu’il attend. Il ne faut plus le considérer comme ignorant et avec rien à nous apprendre ; l’exercice doit être bilatéral.

Le médiateur et les publics

Pour pouvoir se mettre à la place de son public, il vaut donc mieux connaître les publics auxquels on s’adresse : qui sont-ils ? À quoi s’intéressent-ils plus particulièrement ? Quels moyens de communication sont les plus efficaces ? En effet, on ne s’adressera pas de la même façon à des ado’s (souvent plus orientés médias sociaux) qu’à des retraités. Il faut donc choisir un « ‘’canal’’ de communication qui correspondrait à l’animation, la médiation ou encore la ‘’situation de vulgarisation’’ ».

Un des travers dans lequel le médiateur peut (re)tomber est cette notion première de « vulgarisation » : une simplification (parfois exagérée et qui peut même mener à de fausses conclusions) qui amène cette impression qu’il faut éduquer, alphabétiser le public. Or, pour que cela reste majoritairement un échange il faut que « le médiateur, l’animateur, […] [fasse] partie lui-même de la situation de communication et [soit] pris dans des enjeux qu’il ne peut identifier que par une prise de recul avec cette situation, qui dépasse la maîtrise des leviers ou outils techniques de la médiation scientifique, et qui dépasse les enjeux de premier plan, dits didactiques, culturels, ou linguistiques de la vulgarisation ».

Les valeurs et idéologies liées à la communication scientifique

Aujourd’hui, la communication scientifique est associée à différentes valeurs et idéologies, notamment :

  • le fait de « vendre la science » : « C’est le paradigme le plus traditionnel mais, paradoxalement, le plus « moderne » aussi, l’une des spécificités de la société de connaissance étant de considérer la connaissance comme un « produit » potentiellement marchandisable « . C’est notamment propre aux musées, aux CCSTI (Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle), aux festivals… qui diffusent la science, mais font payer un droit d’entrée, ce qui leur permet de « mesurer le « succès » en termes d’audience ou d’attractivité ».
  • le fait de légitimer la science : « connaitre la science c’est l’aimer et plus le public aimera la science, plus il aura une attitude favorable à son égard et plus il sera enclin à un fort soutien à la recherche ».
  • le fait de remédier à la désaffection des carrières scientifiques…

Je dirai, pour résumer, que les points essentiels pour être un « bon » communicant scientifique sont :

  • s’adapter et se mettre à la place de son public ;
  • prendre le temps de connaître et de comprendre ce public ;
  • être dans l’échange, le partage et non dans le rôle de « l’expert » chargé d’éduquer les foules ;
  • faire partie, prendre part au processus de médiation, afin de se remettre en question en permanence.

 

Qu’en pensez-vous ? Quels seraient pour vous les atouts d’un « bon » médiateur ? Avez-vous lu l’article ?

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